Nouvelles de nos abeilles et de leur environnement (24/02/2024)

Note d’Oncle Max – 24/02/2024

En examinant les prévisions à 14 jours (prises ce jeudi), conformément à ma note de la semaine dernière, je n’envisage pas (encore) de faire la visite de printemps avant mi-mars, à moins que d’ici là les températures arboreront 14°C à 15°C pendant plusieurs jours et avec un temps sec et ensoleillé.

Espérons que les saules marsault déjà en fleurs n’auront pas trop pâti des grosses bourrasques pluvieuses de jeudi et vendredi. De même pour les prunelliers et les autres cerisiers déjà en fleurs.

Avec des températures relativement fraîches, la nuit, les plantes seront freinées dans leurs floraisons. Ceci pourrait entraîner un chevauchement de plusieurs floraisons dès que les températures diurnes monteront avec un bon ensoleillement. Ce n’est pas un scénario optimal pour nos colonies qui préfèrent un échelonnement des floraisons.

Nous avons observé que les colonies consomment de plus en plus de candi protéiné en ce moment et ce malgré des réserves de miel/sirop en suffisance dans le corps ou la hausse. Ce candi protéiné sert principalement à l’élevage du couvain, ce qui nous fait dire que l’élevage est déjà bien en cours dans les ruches.

A la vue de ces prévisions, nous ne pensons pas qu’avant une bonne semaine les butineuses seront nombreuses à sortir des ruches. Seulement quelques téméraires prendront le risque à l’occasion d’une éclaircie ensoleillée avec une température supérieure à 8°C-9°C.

Floraisons précoces

Jeudi 22 février, 10H, 11°C, une petite accalmie dans cette matinée pluvieuse. De nombreuses abeilles butinent mon rhododendron précoce (Rhododendron X praecox) encore tout couvert de pluie. Mais les corolles assez profondes ont dû préserver le précieux nectar !

La floraison est rose lilas et elle est bien visible sur un arbuste semi-persistant qui a perdu une partie de son feuillage. De croissance lente, ce beau rhododendron atteint en une dizaine d’années une hauteur d’1M à 1M20, et un diamètre d’autant. Son nectar contient des matières toxiques comme la grayanotoxine, aussi appelée andromedotoxine ou rhodotoxine, mais, consommée en petite quantité, elle ne semble pas avoir d’effet toxique sur les colonies, et les quantités récoltées sont généralement insuffisantes pour être présentes dans la récolte de miel.

Comme son nom l’indique, ce rhododendron fleurit très tôt dans l’année, déjà dès la fin février; à cause de cela, ses fleurs sont souvent gelées et prennent alors une teinte brunâtre inesthétique. Cette année, il fleurit particulièrement tôt mais heureusement, si les prévisions météo se réalisent, il ne subira pas de gel.

Beaucoup de floraisons mellifères sont très en avance cette année; comme on peut le constater en les comparant à celles étudiées par le CRA-W entre 1955 et 1985 (voir https://www.cra.wallonie.be/fr/phenologie-des-plantes): elle semblent toujours être proches du minimum observé, voir antérieures)

NB: je n’ai pas trouvé d’étude récente sur la phénologie des floraisons dans nos régions; si certains en connaissent, ils peuvent nous les communiquer, elles seront les bienvenues

 

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