Nouvelles de nos abeilles et de leur environnement (01/08/2026)

Note d’Oncle Max – 01/08/2026

Traitement varroa au thymol (Thymovar, Apilifevar et Apiguard) et météo : Généralement, il est déconseillé d’utiliser les traitement au thymol lorsque les températures dépassent les 30°C car les vapeurs de thymol irritent fort les abeilles.

Néanmoins Pierre nous fait part de son point de vue qui tient compte d’autres facteurs : Il nous dit qu’il a commencé son traitement au thymol (Apiguard) il y a 2 semaines. Il mettra donc  les nouvelles barquettes demain (1/8) pour poursuivre le traitement au cours des 2 prochaines semaines.

Jusqu’à présent, les abeilles supportent bien le traitement – malgré ces périodes de fortes chaleurs – elles rentrent du pollen et ne font pas la barbe. Il faut dire que ses ruches sont sous ombrage. Il fait toujours son traitement relativement tôt parce qu’il sait que le thymol les dérange quand même significativement. Quand son traitement sera terminé à la mi-août, il espère que les colonies démarreront le couvain rapidement pour faire les abeilles d’hiver sans être entravées par le thymol.

Il ne ne craint guère les problèmes de ré-infestation. Il se souvient avoir lu l’an dernier une étude scientifique (je crois que ça venait du CARI) qui concluait que les ré-infestations trouvent essentiellement leur origine entre les ruches d’un même rucher parce que les ruches sont trop proches les unes des autres (donc, dérive entre les ruches voisines). L’étude concluait que les ré-infestations entre ruchers sont vraiment minimes voire négligeables.

D’autre part Carole et moi sommes un peu plus prudents (trop peut-être ?) et surveillons attentivement les prévisions météo pour commencer le traitement aussitôt que les températures baisseront significativement sous les 30°C. Nos ruchers respectifs sont sous ombrage naturel également. Nous essayons de traiter en même temps, nos ruchers étant distants seulement de 200 m.

Nous allons vraisemblablement commencer notre traitement au thymol (Thymovar) le 05/08. Personnellement, je compte faire un traitement de maximum 3 semaines pour démarrer la stimulation des colonies fin août et le nourrissement d’hiver 10 jours après. Si nous avons en octobre un « été indien », je ferai peut-être un traitement complémentaire avec ApilifeVar pendant 10 à 15 jours selon la météo.

Ce vendredi, j’ai vérifié les réserves de nourriture dans la hausse laissée à chaque colonie : à part une colonie qui a consommé plus ou moins 50% de ses réserves, les autres ont encore 75% à 90% de réserve, ce qui m’a étonné vu les conditions climatiques (sécheresse). Il est vrai que l’environnement du rucher est dans un bas fond avec encore beaucoup de fleurs sauvages diverses et variées. NB : les Salix triandra semperflorens produisent encore des fleurs en ce moment et ce malgré la sécheresse. Depuis 30 ans c’est la première année où nos glycines fleurissent aussi longtemps.

J’ai lu les observations d’un apiculteur français disant qu’avec ces longues sécheresses, les abeilles dépensent plus d’énergie (et consomment donc plus de miel) pour, d’une part, rapporter de l’eau qu’elles déposent sur le couvain pour le rafraîchir et pour, d’autre part, ventiler la ruche. C’est ce qui m’a poussé à vérifier les réserves de mes colonies.

A ce jour, j’observe seulement l’un ou l’autre FA devant les ruches. Mais je vais mettre mes harpes électriques en service ce week-end par mesure de précaution. Les muselières ont été repeintes mais attendent une pression plus importante des FA pour être placées. Au plus tard, au mieux c’est pour ne pas entraver la libre circulation des abeilles.

Chronique FA – 01/08/2026

Voici la petite histoire de jeudi dernier de Carole avec le groupe des pisteurs intrépides… de la section Ottignies-LLN :

Jeudi dernier, j’ai été invitée à partager mon expérience avec le matériel Robor (permettant de localiser des nids de frelons en équipant un individu avec une balise GPS (de 110 mg ou 160 mg) acquis par un groupe d’apiculteurs de la section de Louvain-la-Neuve emmené par Mike Derom. Après quelques erreurs et balbutiements des préparateurs, un frelon de bonne taille a été équipé d’une balise. Cette balise est fixée à l’aide d’un crochet entre son abdomen et son thorax (voir notre page dédiée au système Robor). Nous lâchons ce frelon dans une nasse fermée afin de nous assurer qu’il sache bien voler équipé de sa balise. Comme nous nous séparons pour localiser ce nid, nous créons un groupe WhatsApp afin de pouvoir communiquer entre nous. Nous faisons préalablement des estimations de localisation avec l’application Vespa Finder et ensuite nous partons nous positionner dans la direction supposée.

Quelqu’un reste au point de départ pour lâcher le frelon qui part se poser dans un arbre du jardin et il n’en bougera pas pendant une bonne demi-heure, si pas plus! En attendant, j’avance dans la direction et je rejoins Mike dans le bas d’un chemin à l’arrière du bois de Lauzelle.

Et rien ne se passe, ce frelon reste toujours proche de son point de départ. Nous discutons Mike et moi et soudain j’aperçois un autre frelon qui passe près de nous; je le suis avec mes jumelles mais je ne repère pas le nid (nid qu’on trouvera plus tard avec le frelon équipé de sa balise). Le temps passe et certains membres du groupe doivent partir, d’autres décident de remonter au point de départ. Personnellement, je traîne volontairement, toujours avec un pistolet récepteur allumé quand… soudain… mon pistolet émet un signal sonore et plusieurs LEDs vertes s’allument… ce qui indique que j’étais assez proche du frelon. Je préviens le reste du groupe par téléphone, et les pisteurs intrépides me rejoignent rapidement. 1/4 d’heure plus tard nous avons localisé le nid en haut d’un arbre à une trentaine de mètres.

Dans un premier temps l’un de nous a cru que c’était un nid de l’année dernière parce qu’il était fort abîmé sur le dessus mais nous étions plusieurs à observer avec des jumelles et nous avons tous bien vu de nombreux frelons faire des allers-retours. Ce nid était vraiment très gros pour la saison.

Nous entourons l’arbre avec du ruban de signalisation, nous le géolocalisons afin que le neutralisateur puisse venir le détruire prochainement. Nous étions tous curieux de savoir pourquoi ce nid était aussi abîmé avec un grand trou sur sa partie supérieure. En quittant les lieux, je vois un rapace qui survole l’endroit où nous nous trouvions mais je n’y prête pas plus d’attention.

Le lendemain matin, un membre du groupe (Jean-Nicolas) retourne sur place et là… PLUS de nid! Il est totalement détruit avec des morceaux tombés au pied de l’arbre. Nous avons tous la conviction que c’est une bondrée apivore qui a détruit ce nid pour se nourrir des larves. Sa présence dans le bois de Lauzelle avait déjà été signalée. Je pense que c’est la première observation de destruction d’un nid de frelons asiatiques par ce rapace dans la région et peut-être même en Belgique.

Très chouette expérience avec un groupe de personnes bien sympathiques et hyper motivées.

Carole

LA BONDRÉE APIVORE est un rapace discret et relativement rare. Elle est présente en Wallonie du mois de mai à septembre dans des zones boisées et elle repart ensuite hiverner en Afrique. On ne la distingue pas facilement de la buse ou de l’autour pour les non initiés. L’an dernier elle a été observée par un guide nature à Bonlez.

Revue du Cercle Apicole de Nivelles – Juillet 2026

Nos collègues de Nivelles ont récemment publié leur revue. Vous pouvez en retrouver une copie ICI…

A propos Armand Béché

Apiculteur amateur, Webmaster.
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