Note d’Oncle Max – 16/05/2026
Nous présumons que la plupart d’entre vous ont profité du petit créneau météo de la semaine dernière (8-9-10/5) pour effectuer votre récolte de printemps, à moins que vous ayez déjà pris les devants avant la période pluvieuse qui a précédé.

Centrifugation des cadres (Armand)
Avec la baisse sensible des températures et le temps pluvieux de cette semaine, certains d’entre nous ne regrettent pas d’avoir laissé plusieurs cadres de miel, voire une hausse complète de cadres de miel à leurs colonies qui restent relativement cloîtrées dans leur ruche et qui doivent maintenir les 35°C nécessaires à l’élevage du couvain. Ces dépenses énergétiques entraînent une surconsommation temporaire des réserves.
Il faudra attendre le début de la semaine prochaine pour une remontée des températures et un ciel plus clément.
Il me semble que cette semaine de températures très fraîches ont inhibé le développement des floraisons de robiniers (faux-acacia) et de tilleuls. Ce vendredi matin, j’ai trouvé des premiers boutons de fleurs de robinier au sol suite aux averses et bourrasques d’hier et avant-hier. Nous devons donc nous attendre à un petit trou de miellée depuis la fin de la floraison des aubépines. Ce n’est pas plus mal pour donner un peu de répit aux butineuses et pour permettre aux abeilles cirières de préparer les cadres de hausse qui auront été récoltés et qui seront remis aux colonies.
Concernant le taux d’humidité du miel récolté le week-end dernier, j’ai observé que j’avais un taux de 18,5% tandis que ma voisine Carole (qui a récolté en même temps) avait un taux d’humidité entre 16,5% et 17%. Comme nos abeilles sont dans le même environnement mellifère, je me suis dit que c’était peut-être mon réfractomètre que je devais calibrer. Nous avons fait un contrôle avec nos deux réfractomètres sur son miel et j’ai confirmé son taux d’humidité avec mon réfractomètre.
Une explication hypothétique serait que les colonies de Carole soient plus populeuses et qu’elles aient mieux ventilé le miel récolté. J’ai effectivement eu plus d’essaimages chez moi. D’autre part, mes ruches sont plus exposées que les siennes; avec la période pluvieuse qui a précédé la récolte, cela pourrait aussi avoir eu un effet sur l’humidité du miel. Donc, mon miel passe au déshumidificateur avant l’extraction pour obtenir un taux inférieur à 18%.
NB : Carole a déjà extrait et n’a observé que très peu de miel de colza (qui cristallise vite dans les alvéoles) malgré un champ situé à quelques centaines de mètres de nos ruchers. Peut-être les abeilles avaient des floraisons suffisamment intéressantes dans notre environnement proche, notamment une grande prairie avec du pissenlit.
Chronique FA – 16/05/2026
Nous approchons de la fin du piégeage de printemps des fondatrices de frelons asiatiques. Ceux et celles qui participent cette année encore au projet du CRA-W auront noté que ce dernier clôture la campagne de piégeage le week-end prochain (23 et 24 mai 2026). Je suivrai cette recommandation.

Fondatrice frelon asiatique dans un piège cône (Armand)
Il y avait encore des captures régulières chez moi avant la période de froid et de mauvais temps que nous connaissons pour l’instant. Et j’ai observé des FA isolés butinant sur un cotonéaster dans le jardin. Mais le froid et les pluies fréquentes ont calmé les ardeurs des fondatrices. Lorsque la météo ne convient pas à nos abeilles, elle ne convient pas non plus à la plupart des autres insectes et notamment les frelons (on se souvient que 2024, très mauvaise pour l’apiculture, avait été relativement calme sur le front des FA).
Nous ignorons comment les nids primaires ont évolué dernièrement. Il est probable – mais non démontré – que certaines fondatrices ont eu des difficultés à maintenir la chaleur nécessaire au développement des larves. Mais ne nous leurrons pas : pour la grande majorité des nids, les premières ouvrières vont rapidement se mettre au travail. Nous sommes arrivés au moment propice à la recherche et la neutralisation des nids primaires. Ici aussi nous avons besoin de l’aide de nos voisins. Plusieurs nids primaires ont été trouvés et neutralisés ces deux dernières semaines.
Enfin, il est temps de penser à sa stratégie de lutte pour l’été – protection des ruches et chasse aux nids secondaires. En effet, il ne reste que 6 semaines avant la fin du mois de juin, moment où les ruchers les plus exposés verront arriver les premiers assauts de FA devant les ruches.