Nouvelles de nos abeilles et de leur environnement (08/03/2026)

Note d’Oncle Max – 07/03/2026

Vu la (trop belle) météo qui se prolonge, mon avis de la semaine dernière évolue également… Je compte visiter mes ruches ce week-end ou lundi. Suite à une remarque de Michel qui a visité ses colonies la semaine dernière, je voudrais rappeler qu’un environnement n’est pas l’autre et que la gestion en divisible (Langstroth/WBC/Warré)  n’est pas identique à celle en Dadant. Chacun doit évaluer le développement de ses colonies dans son environnement et décider quel est le moment optimal pour intervenir. Ce samedi matin il fait très brumeux…. il faudra attendre que le soleil se lève et que la température augmente pour réaliser cette première visite.

Les floraisons printanières apparaissent de plus en plus de part et d’autre. Les premiers prunus (prunelliers) entre autres sont en fleurs.

Deux questions me viennent à l’esprit :

  • Que se passera-t-il si une vague de froid (giboulées de mars) nous vient du nord après cette vague de chaleur qui nous vient du sud ? Je crois assez bien au balancier météorologique. Il faut donc faire attention lorsqu’il sera temps de mettre une hausse qui momentanément pourrait refroidir la colonie ou encourager les cirières à construire. Selon la situation des prévisions il sera peut-être nécessaire de ne pas mettre trop de cires gaufrées dans cette hausse, mais y placer des cadres bâtis.

  • Que se passera-t-il si, au contraire, un temps chaud et sec s’installe durablement avec des températures en hausse : la végétation va s’adapter et les plantes mellifères risquent de voir les nectaires des fleurs à sec. Tant que les sols sont encore relativement humides, il n’y aura pas trop de problèmes, mais au bout de 2 mois les réserves hydriques du sol pourraient s’amenuiser fortement et la situation pourrait devenir critique pour les abeilles. Cela nous mène à la période de récolte et il sera peut-être nécessaire de laisser assez de leurs réserves pour que les abeilles puissent passer ce cap difficile.

Voilà, je voulais juste vous partager une réflexion d’anticipation sur des situations particulières auxquelles il faut s’attendre avec ces changements climatiques. N’oubliez pas de lire à ce propos un article de Louis Monéger dans votre dernier Apiculture en Wallonie.

Chronique FA – 07/03/2026

Malgré le temps anormalement doux que nous connaissons depuis une bonne semaine, les captures de fondatrices de FA dans les pièges déjà en place sont encore assez rares. Peut-être que les fondatrices, qui en principe devraient être sorties de leurs torpeur hivernale, utilisent encore les corps gras qu’elles ont accumulés avant l’hiver. Peut-être n’ont-elles réellement besoin de sucre (et de protéines) que lorsqu’elles doivent nourrir les premières larves, après avoir construit les premières étapes du nid primaires? Voilà encore de nouvelles hypothèses que nous espérons pouvoir un jour démontrer ou abandonner. La recherche sur l’éthologie du FA continue.

Entretemps, les présentations dans les villages à destination des citoyens se sont poursuivies à une fréquence remarquable: après Wavre et Ottignies-LLN, de telles séances d’information ont eu lieu à Glimes (Incourt), Chaumont-Gistoux, Grez-Doiceau… et sans doute ailleurs sans que nous en ayons connaissance. Les habitants sont de plus en plus nombreux à se mobiliser pour lutter contre le FA.

Enfin, la Région wallonne (Ministère de l’Agriculture, de la Ruralité, de la Forêt, de la Nature, de la Chasse et de la Pêche) a émis ce vendredi matin un communiqué de presse sur son plan d’action renforcé contre le frelon asiatique. Ce communiqué a déjà été commenté dans la presse.  Soyez attentifs dans vos médias favoris!   Nous reviendrons plus tard sur ce plan de la Région wallonne.

Notez déjà dans vos agendas une conférence organisée par la SRAWE avec Louis Monéger comme conférencier, le vendredi 12 juin.  Louis Monéger (Groupe F à Bruxelles) a été un pionnier chez nous dans la lutte contre le frelon asiatique.

Conférence « Nourrir ses abeilles pour renforcer ses colonies » par Maximilien De Neve

Vendredi 20 Mars à 20h dans la salle des TEMPLIERS de l’hôtel de ville de Wavre (place de l’hôtel de ville)

Bien nourrir ses colonies commencent par bien connaître leurs besoins aux différentes périodes de l’année. En repartant des bases et de sa propre expérience, Maximilien nous présentera comment repérer les signes précurseurs d’une famine, les écueils à éviter pour ne pas bloquer la ponte jusqu’aux effets du changement climatique et la pression des espèces parasites (varoa, frelon asiatique).

A propos Armand Béché

Apiculteur amateur, Webmaster.
Ce contenu a été publié dans Non classé, avec comme mot(s)-clé(s) , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.