Nouvelles de nos abeilles et de leur environnement (29/11/2025)

Note d’Oncle Max – 29/11/2025

Chers amis apiculteurs/apicultrices,

Je reviens vers vous concernant le dénombrement des ruches.

Si nous souhaitons toujours bénéficier d’aides des services publics et de l’Union Européenne (via des cofinancements PAC RW/UE) pour nous aider à lutter contre les frelons asiatiques, tout comme pour bénéficier d’une revue subsidiée via les cotisations de membre d’une section, tout comme des tarifs réduits pour l’analyse de miels et sans parler des aides fournies à Mellifica pour la défense de l’abeille noire ou encore à Aristabee Research pour le développement de colonies résistantes aux varroas, il est ESSENTIEL de participer au dénombrement des ruches.

En effet, aussi bien l’Union européenne que la Région Wallonne (liés par cofinancements), se basent sur le nombre de ruches en Europe pour répartir le montant des subsides. Ce dernier est une enveloppe fermée (ou un montant fixe) répartie sur l’ensemble des ruches déclarées dans le cadre de l’Union Européenne.

C’est-à-dire en bref, moins de ruches dénombrées = moins de subsides. Et ce sont nos voisins qui bénéficieront davantage des subsides européens.

D’autre part, l’Union européenne va exiger de plus en plus que les subsides ne pourront bénéficier qu’à ceux qui ont déclaré leur nombre de ruche. Pour le moment pour le PAW (programme apicole wallon) 2023-2027 il y a encore une certaine tolérance jusqu’à présent, mais avec le PAW 2028-2032, le problème de la déclaration des ruches va devenir un enjeu pour les futures aides.

Concrètement, ne bénéficieront des aides susmentionnés que les apiculteurs qui déclareront leur nombre de ruches. L’Union Européenne est encline à refuser des aides/subsides à des apiculteurs fantômes ou à des ruchers virtuels.  

Son expérience du passé avec des déclarations trop aléatoires de troupeaux de moutons ou de bovins dans certains pays européens lui a servi de leçons.

Il est fort probable qu’à court ou moyen terme nous devrions avoir une numéro de ruchers (comme un numéro de troupeau) et un numéro par ruche (comme une boucle d’identification de chaque bovin/ovin/caprin/porcin/…), surtout si le dénombrement reste toujours trop approximatif.

Avec la problématique du contrôle des frelons asiatiques autour de nos ruchers, les Provinces et la Région Wallonne sont prêts à faire des efforts financiers pour nous aider à protéger nos ruches, mais ils voudront savoir à qui ils attribuent ces aides.

Dans ce cadre d’aides/subsides publics (provinciaux, régionaux et européens), il est clair que nous pourront en avoir droit si nous remplissons nos obligations. Droits et devoirs vont de pair.

Chronique FA – 28/11/2025

Le petit coup de froid que nous avons connu récemment a en principe mis un terme à l’activité des frelons asiatiques – restons prudents et attentifs au moindre redoux de température puisque de toute façon nous irons régulièrement surveiller nos ruchers même pendant l’hiver.

Lors des dernières interventions de neutralisation de Sébastien Lambo, de nombreux nids se sont avérés vides.  Le CRA-W qui soutient la Région wallonne pour structurer les interventions sur les nids a aussi décidé d’arrêter le financement des interventions de neutralisation le 10 novembre dernier.  Je pense que nous saluons tous le refroidissement des températures et les premiers gels.  Nous allons enfin pouvoir penser à autre chose qu’à la lutte contre le FA qui a mobilisé toute notre énergie cette année.  On peut maintenant retirer les muselières et les pièges; il est cependant prudent de mettre en place des réducteurs d’entrée s’ils ne sont pas déjà présents.

Malgré toutes les études scientifiques qui ont déjà été menées, il reste beaucoup de zones d’ombre en ce qui concerne l’éthologie de Vespa velutina nigrithorax.  Je serais très heureux de trouver une bonne synthèse des connaissances, un livre ou une référence sur internet.   Si certains lecteurs ou lectrices de cette chronique connaissent une référence utile, ce serait bien de partager l’information.

A titre d’exemple, certains estiment que les fondatrices restent à une distance modérée du nid lors de la dispersion automnale (ce qui plaide pour le placement de pièges au printemps à proximité des nids observés l’année précédente).  D’autres pensent que les fondatrices se dispersent aussi à grande distance avant l’hiver, en faisant l’hypothèse que les fondatrices bien nourries au nid ont bien plus d’énergie en automne pour assurer la dispersion de l’espèce qu’au printemps lorsqu’elles émergent quelque peu épuisée par l’hibernation.

Autre exemple : la plupart des références disponibles indiquent que les nids sont complètement vides en fin de saison et que toutes les fondatrices ont quitté le nid (c’est ce qui plaide pour l’arrêt des neutralisations de nids à cette saison).  Par contre, certains disent que les dernières fondatrices écloses restent dans le nid pour y passer l’hiver et qu’il faut donc continuer à traiter les nids découverts tardivement.  Mais si les ouvrières et les mâles ont disparu, comment ces fondatrices potentielles seraient-elles fécondées?  Il est communément admis que la fécondation se passe à l’extérieur du nid…

L’optimisation de la lutte contre le FA nécessite une meilleure connaissance du cycle de vie du frelon.  Profitons de la trêve hivernale pour tenter de trouver des réponses à ces questions et continuons à partager les informations dont nous disposons.

Sauf nouvelle importante, la chronique FA va également marquer une pause pendant l’hiver.  Nous nous retrouverons au début du printemps parce que, c’est malheureusement certain, le frelon asiatique ne nous accordera pas de répit l’an prochain.

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A propos Armand Béché

Apiculteur amateur, Webmaster.
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