Nouvelles de nos abeilles et de leur environnement (16/08/2025)

Chronique FA – 16/08/2025

1980 : de quoi parlent 2 apiculteurs qui se rencontrent?  D’abeilles et de ruches, pardi!

1990 : de quoi parlent 2 apiculteurs qui se rencontrent? De varroa, évidemment…

2025 : de quoi parlent 2 apiculteurs qui se rencontrent? De frelon asiatique bien sûr !!!

L’apiculture de papa est révolue.  Après la peste, nous voici en plein choléra.  L’apiculture devient de plus en plus technique, de plus en plus chronophage et de plus en plus coûteuse (voir la récente note d’Oncle Max à ce sujet).

Nous pourrions vous proposer des dizaines d’achats groupés, tant la créativité est importante en matière de pièges, harpes électriques, muselières … Au sein du comité de la SRAWE, nous avons pris l’option de tester certaines nouveautés qui nous paraissent dignes d’intérêt, avant de les proposer plus largement si nous obtenons de bons résultats.

Nous voici à la mi-août et le message est le même partout: que de frelons cette année, que de nids déjà éliminés, et pourtant la pression sur les ruches est parfois violente (je reprends les termes d’une de nos membres qui m’a contacté cette semaine).  Sur les ruches subissant de fortes attaques, il est urgent de mettre des muselières en place.  Nous sommes plusieurs à avoir observé que des colonies en position de défense se sont remises au travail après la pose de muselières.

Dans la panoplie des pièges disponibles, il convient à mon avis de placer simultanément différents modèles dans les ruchers (sous les planches de vols, entre les ruches, sur le sol, voire suspendus à une branche derrière le rucher).  Je constate que certains pièges, qui ne fonctionnaient pas bien l’an passé, donnent de bons résultats en 2025.  L’inverse est vrai aussi.  C’est pourquoi, j’ai pour l’instant dans mon rucher 4 types de pièges: des pièges-cônes (je rappelle que nous avons des cônes à disposition des membres gratuitement), un Beevital, 2 pièges bricolés sur le modèle Jabeprode, et un nouveau piège Apimat qui semble prometteur.  Je réfléchis à me procurer 2 harpes électriques pour l’an prochain mais c’est coûteux (ce sera du bricolage pendant l’hiver, ou bien mon cadeau de Noël?).  Tout simplement parce que je pense qu’il faut multiplier les approches pour défendre les ruches contre le FA; une seule approche ne suffit pas.

Mais la solution radicale est évidemment de trouver les nids – qui prolifèrent cette année, certainement du fait de la météo favorable.

Un nid a été renseigné par des habitants près de chez moi, il a été détruit en début de semaine.  Il y a une amélioration mais des frelons continuent à visiter le rucher.  Je sais qu’il y a en effet un deuxième nid dans une autre direction : je le cherche en vain depuis 3 semaines!  La triangulation est facile à comprendre sur papier, mais la mise en pratique rencontre de nombreux obstacles.  Nous sommes quelques-uns à la SRAWE à essayer, mais d’après ce que j’entends, nous nous cassons tous les dents pour réellement trouver les nids … avant la saison (septembre-octobre) où les frelons vont élever les fondatrices de l’an prochain.  L’aide des habitants est précieuse : de nombreux nids primaires et les premiers nids secondaires sont souvent signalés par des voisins.  La conscientisation de tous les habitants à la problématique du FA est un élément essentiel du puzzle que nous devons résoudre.

Enfin, certains à la pointe du combat commencent à tester des systèmes à détection électronique des nids.  Nous y reviendrons prochainement.  Malheureusement, le matériel nécessaire est très coûteux – on parle de 2500 à 3000 EUR – et peut-être moins simple à utiliser qu’il n’y paraît.  En termes de coûts, on entre là dans une autre dimension.

Après les petits pièges à quelques euros voire quelques dizaines d’euros, on pense aux harpes électriques à quelques centaines d’euros, ensuite à un système électronique de recherche des nids dans la gamme de milliers d’euros.  Où cela s’arrêtera-t-il?  Plus que jamais, la solidarité entre apiculteurs sera notre maître-mot.

Note d’Oncle Max – 16/08/2025

A Gottechain, Carole et moi allons remplacer demain (samedi) nos plaquettes d’ApilifeVar. A partir de demain les températures redescendront sous les 30°C.

Pour ce traitement, soit on place et remplace chaque semaine 1 plaquette (divisée en 2 morceaux situés vers les coins en diagonal) au-dessus des cadres, soit on place et remplace 1 plaquette et 1/2 tous les 10-15 jours pour avoir un traitement de 21 à 30 jours.

Il y a quinze jours, n’étant pas sûr de la météo, j’ai opté pour la seconde formule. Pour la quinzaine à venir, on risque tout de même une petite poussée de chaleur mardi, ce qui me fait hésiter à ne placer qu’une seule plaquette (divisée en 2) pendant une semaine et une autre pour la semaine suivante. J’arriverai aux 4 semaines de traitement.

Avec cette météo un peu chaotique, les traitements au thymol doivent être judicieusement utilisés. Pour cette raison, je trouve Apilifevar un peu plus adaptable que Thymovar, mais ce dernier peut être aussi ajustable en coupant une plaquette en fonction de la météo. Rappel : les produits au thymol peuvent devenir irritables pour les abeilles au-dessus de 30°C et moins effectifs en-dessous de 15°C.

Quant à la gestion des frelons, en commentaire à la très bonne note de Pierre, j’ajouterais que j’ai pas mal de soucis avec les petites guêpes germaniques qui viennent sucer tout l’attractif mis dans les pièges. Actuellement, pour les 10 pièges à cônes et les 4 pièges Good4bees, j’utilise tous les 2 jours 2 litres d’attractif (mélange sirop, bière et vin blanc). cela devient relativement onéreux comme lutte.

A propos Michel Fraiteur

Apiculteur amateur depuis 1977. Webmaster.
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